{"id":1311,"date":"2023-04-20T10:31:14","date_gmt":"2023-04-20T10:31:14","guid":{"rendered":"https:\/\/ledna.uclga.org\/?p=1311"},"modified":"2023-06-21T12:00:25","modified_gmt":"2023-06-21T12:00:25","slug":"lorem-ipsum-dolor-sit-amet-5","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/knowledgehub.uclga.org\/fr\/lorem-ipsum-dolor-sit-amet-5\/","title":{"rendered":"Stimuler l'\u00e9conomie des collectivit\u00e9s locales et r\u00e9gionales africaines"},"content":{"rendered":"<div id=\"fws_6a8b58f064f77\"  data-column-margin=\"default\" data-midnight=\"dark\"  class=\"wpb_row vc_row-fluid vc_row\"  style=\"padding-top: 0px; padding-bottom: 0px; \"><div class=\"row-bg-wrap\" data-bg-animation=\"none\" data-bg-animation-delay=\"\" data-bg-overlay=\"false\"><div class=\"inner-wrap row-bg-layer\" ><div class=\"row-bg viewport-desktop\"  style=\"\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"row_col_wrap_12 col span_12 dark left\">\n\t<div  class=\"vc_col-sm-12 wpb_column column_container vc_column_container col no-extra-padding inherit_tablet inherit_phone\"  data-padding-pos=\"all\" data-has-bg-color=\"false\" data-bg-color=\"\" data-bg-opacity=\"1\" data-animation=\"\" data-delay=\"0\" >\n\t\t<div class=\"vc_column-inner\" >\n\t\t\t<div class=\"wpb_wrapper\">\n\t\t\t\t\n<div class=\"wpb_text_column wpb_content_element\" >\n\t<div class=\"wpb_wrapper\">\n\t\t<h3 class=\"surlignable\">Stimuler l'\u00e9conomie des collectivit\u00e9s locales et r\u00e9gionales africaines<\/h3>\n<p>Pour faire face au Coronavirus, 42 pays africains ont opt\u00e9 pour un confinement total ou partiel. Cette p\u00e9riode de fermeture a contribu\u00e9 \u00e0 l'\u00e9rosion des \u00e9conomies fragiles du continent. Afrique Progr\u00e8s Magazine a rendu visite \u00e0 Jean-Pierre Elong Mbassi, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de Cit\u00e9s et Gouvernements Locaux Unis d'Afrique (CGLU Afrique), pour s'enqu\u00e9rir des pertes \u00e9conomiques subies par les collectivit\u00e9s territoriales et des solutions pour les relancer.<\/p>\n<h3 class=\"spip\">Depuis, de nombreux experts parlent de pertes \u00e9conomiques au niveau national. Pouvez-vous nous parler des pertes subies par les collectivit\u00e9s locales et r\u00e9gionales ?<\/h3>\n<p>Depuis le d\u00e9but de la crise du coronavirus et la mise en \u0153uvre des mesures d'endiguement, la plupart des villes d'Afrique sont confront\u00e9es \u00e0 la difficult\u00e9 pour leurs populations, notamment les plus vuln\u00e9rables, de subvenir \u00e0 leurs besoins. Comme vous le savez probablement d\u00e9j\u00e0, le secteur des PME et le secteur informel repr\u00e9sentent ensemble entre 30 et 50% de la valeur ajout\u00e9e de ces villes et 60 \u00e0 80% de l'emploi. L'arr\u00eat des activit\u00e9s r\u00e9sultant de l'endiguement ordonn\u00e9 de la contamination par le coronavirus risque d'entra\u00eener une r\u00e9duction drastique de l'activit\u00e9 \u00e9conomique, une augmentation significative du ch\u00f4mage et une baisse encore plus importante des revenus des m\u00e9nages. En somme, la vie quotidienne risque d'\u00eatre beaucoup plus difficile apr\u00e8s la crise COVID-19, alors qu'elle l'\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 pour la grande majorit\u00e9 des gens. La baisse de l'activit\u00e9 \u00e9conomique se traduira \u00e9galement par une baisse des recettes financi\u00e8res pour les budgets des villes. Les chiffres de l'Observatoire des finances locales de CGLU Afrique \u00e9tablissent le niveau moyen des budgets des villes en Afrique \u00e0 250 dollars par habitant, et le niveau moyen des budgets d'investissement \u00e0 28 dollars par habitant. Nous avons calcul\u00e9 que COVID-19 entra\u00eenerait une r\u00e9duction des budgets des villes de l'ordre de 30 \u00e0 50 % en fonction de la part prise par la contribution du secteur informel dans les recettes budg\u00e9taires propres de la ville. La r\u00e9duction des budgets d'investissement, quant \u00e0 elle, serait de l'ordre de 30% lorsque la contribution du secteur moderne aux ressources propres du budget est majoritaire, et d'au moins 50% lorsque les ressources propres des budgets des villes d\u00e9pendent principalement des imp\u00f4ts et taxes sur les activit\u00e9s du secteur informel ou assimil\u00e9 (droits de march\u00e9 ; taxes sur les d\u00e9bits de boissons, cabarets ou gargotes ; etc.) La capacit\u00e9 d'investissement des petites villes (10 000 \u00e0 100 000 habitants) et des villes moyennes (100 000 \u00e0 500 000 habitants) serait proche de z\u00e9ro.<\/p>\n<p>Le maintien d'un niveau minimum d'investissements publics dans ces villes, y compris les villes moyennes et petites, est n\u00e9cessaire car ces investissements sont un soutien direct \u00e0 la relance des \u00e9conomies locales. Cette situation est \u00e0 mettre en relation avec le fait que le secteur informel.<\/p>\n<p>La crise du COVID-19 a des impacts beaucoup plus fondamentaux qu'il n'y para\u00eet \u00e0 premi\u00e8re vue. Elle remet en cause la r\u00e9silience des villes africaines et leur pr\u00e9paration \u00e0 faire face aux crises et catastrophes de plus en plus fr\u00e9quentes dues aux effets du changement climatique. En dehors des villes africaines r\u00e9cemment expos\u00e9es au virus Ebola (Monrovia au Lib\u00e9ria ; Freetown en Sierra Leone ; Kinshasa et les villes de l'est de la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo), la plupart des villes d'Afrique au sud du Sahara (\u00e0 l'exception peut-\u00eatre des villes d'Afrique du Sud) ne disposent pas d'une organisation d\u00e9finie en cas de catastrophe ni de plans d'organisation des secours et d'assistance aux victimes (Plan ORSEC). La crise du COVID-19 a \u00e9galement r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que de nombreuses villes pr\u00e9sentent de graves lacunes dans l'organisation des services fun\u00e9raires, \u00e0 commencer par la disponibilit\u00e9 d'un nombre suffisant de morgues et de cimeti\u00e8res. Ce constat a particuli\u00e8rement touch\u00e9 les populations de ces villes qui savent l'importance qu'elles accordent aux rites fun\u00e9raires et aux c\u00e9r\u00e9monies de deuil. C'est dire que la crise du coronavirus laissera aussi des traces au niveau anthropologique. Ce qui ressort de la gestion de la crise du coronavirus en Afrique, mais pas seulement, c'est qu'elle a donn\u00e9 l'occasion aux gouvernements centraux de revenir, le temps de la crise, sur les comp\u00e9tences reconnues aux collectivit\u00e9s locales par les lois de d\u00e9centralisation. Cette remise en cause de la politique de d\u00e9centralisation s'arr\u00eatera-t-elle \u00e0 la sortie de la crise ? Ou bien le grignotage initi\u00e9 par le gouvernement central en r\u00e9ponse \u00e0 l'urgence sanitaire se poursuivra-t-il, alors que les collectivit\u00e9s territoriales sortiront tr\u00e8s affaiblies de la crise ? CGLU Afrique est d\u00e9termin\u00e9e \u00e0 r\u00e9sister aux c\u00f4t\u00e9s de ses membres pour que les acquis de la d\u00e9centralisation ne soient pas perdus, convaincus qu'ils sont que le d\u00e9veloppement est local ou n'est pas.<\/p>\n<h3 class=\"spip\">Avez-vous l'impression que les solutions de d\u00e9confinement propos\u00e9es par certains pays africains incluent les collectivit\u00e9s locales et r\u00e9gionales ?<\/h3>\n<p><!-- \/wp:post-content --><\/p>\n<p><!-- wp:paragraph --> Afin d'att\u00e9nuer les cons\u00e9quences de la crise du coronavirus sur le secteur \u00e9conomique, une s\u00e9rie de propositions sont avanc\u00e9es : report du paiement des loyers et des imp\u00f4ts, gel des agios bancaires, octroi de soutiens financiers par l'\u00c9tat, etc. Ces dispositifs, souvent soutenus par les partenaires au d\u00e9veloppement, s'adressent principalement aux entreprises, mais pas aux collectivit\u00e9s territoriales. C'est une erreur. Les villes sont en effet un acteur \u00e9conomique majeur o\u00f9 le secteur informel est majoritaire. Rappelons qu'il se d\u00e9veloppe essentiellement autour des espaces publics mis en place par les autorit\u00e9s locales. Donner \u00e0 ces derni\u00e8res la capacit\u00e9 de maintenir un minimum d'investissements publics est donc un soutien direct \u00e0 la relance des \u00e9conomies locales. Cette dimension de l'appui aux collectivit\u00e9s territoriales dans le cadre du soutien \u00e0 l'activit\u00e9 \u00e9conomique post-COVID-19 doit \u00eatre s\u00e9rieusement prise en compte par les Etats et leurs partenaires au d\u00e9veloppement.<\/p>\n<h3 class=\"spip\">Quelle strat\u00e9gie sugg\u00e9rez-vous pour relancer l'\u00e9conomie des collectivit\u00e9s locales et r\u00e9gionales ?<\/h3>\n<p><!-- \/wp:paragraph --><\/p>\n<p>La crise du COVID-19 est l'occasion de r\u00e9fl\u00e9chir au mod\u00e8le de d\u00e9veloppement que les villes africaines ont suivi jusqu'\u00e0 pr\u00e9sent du fait de leurs \u00c9tats. CGLU Afrique plaide depuis longtemps pour que les villes africaines s'engagent dans la transition vers la ville durable et r\u00e9siliente. Certains consid\u00e8rent ce concept de transition comme une mode qui n'a pas de r\u00e9alit\u00e9 dans les villes africaines dont la principale pr\u00e9occupation devrait \u00eatre de trouver et de proposer des solutions pour assurer la survie quotidienne de leurs populations. C'est oublier, comme le disait Mao Tse Dong, qu'une contradiction principale ne se r\u00e9sout pas au niveau o\u00f9 elle appara\u00eet. Pour la r\u00e9soudre, il faut adopter une approche strat\u00e9gique qui cherche \u00e0 r\u00e9pondre aux urgences tout en pr\u00e9parant les conditions pour \u00e9viter d'\u00eatre r\u00e9duit \u00e0 ne traiter que les urgences parce qu'on n'a pas r\u00e9fl\u00e9chi aux changements \u00e0 mettre en \u0153uvre sur le long terme pour sortir du pi\u00e8ge de la pauvret\u00e9 et des in\u00e9galit\u00e9s \u00e0 l'\u00e9chelle de la ville dans son ensemble.<br class=\"autobr\" \/>Africa\u2019s cities have no choice but to embark on the transition to sustainable development in order to avoid repeating the mistakes made by developed and emerging countries that have based their economic development too much on easy access to fossil fuels and unlimited borrowing and dumping into the natural environment. At present this model comes head-on up against the limits of the planetary ecosystem. It is the responsibility of Africa, which in thirty years\u2019 time will become the world\u2019s first human home, and which is fortunate enough to be the region of the world least embedded in the fossil fuel-dominated economy, to engage the world now in forging a low-carbon and more resilient development trajectory. Such a bifurcation has profound consequences for the model of development that these cities should adopt. It is a review of the five main functions that any municipal authority is expected to perform, namely:<\/p>\n<ol class=\"spip\">\n<li>Nourrir la ville ;<\/li>\n<li>Construire la ville ;<\/li>\n<li>Fournir \u00e0 la ville des \u00e9quipements et des services de base ;<\/li>\n<li>L'entretien de la ville ; et<\/li>\n<li>Administrer et g\u00e9rer la ville ; passer le test de la sobri\u00e9t\u00e9 des emprunts comme des rejets dans la nature, de l'efficacit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique, de la proximit\u00e9 et des circuits courts entre lieux de production et de consommation, notamment dans le secteur alimentaire, de la logique de l'\u00e9conomie circulaire, ou encore de l'inclusion sociale et de la justice.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Ce test devrait permettre de d\u00e9tecter les points d'attention \u00e0 traiter pour aller vers une trajectoire de d\u00e9veloppement plus durable et r\u00e9siliente. Cet exercice est tout \u00e0 fait \u00e0 la port\u00e9e des collectivit\u00e9s locales et r\u00e9gionales d'Afrique, et beaucoup s'y sont d\u00e9j\u00e0 engag\u00e9es. Bien s\u00fbr, cet exercice sera exigeant pour les conseils municipaux et les gouvernements municipaux en termes de connaissance de leur \u00e9conomie locale. Ils devront sans doute faire appel \u00e0 des consultants ou s'associer \u00e0 des universit\u00e9s pour les aider \u00e0 comprendre ce qui peut \u00eatre fait. Relancer l'\u00e9conomie des villes africaines sur la matrice de la transition vers le d\u00e9veloppement durable a aussi l'avantage d'\u00eatre coh\u00e9rent avec l'Agenda 2030 des objectifs de d\u00e9veloppement durable et l'Agenda de Paris sur le changement climatique. C'est-\u00e0-dire que les villes qui s'engageraient dans une telle d\u00e9marche seraient susceptibles de trouver un appui dans les m\u00e9canismes de coop\u00e9ration internationale tels que le Fonds vert pour le climat.<\/p>\n<h3 class=\"spip\">Pour de nombreuses personnalit\u00e9s politiques et \u00e9conomiques, COVID-19 a chang\u00e9 le cours de l'histoire de l'humanit\u00e9. En quoi le monde de demain sera-t-il diff\u00e9rent de celui d'hier ?<\/h3>\n<p>J'aimerais partager votre optimisme quant au changement du cours de l'histoire de l'humanit\u00e9 suite \u00e0 COVID-19. J'ai cependant des r\u00e9serves sur cette appr\u00e9ciation, car l'histoire r\u00e9cente de l'humanit\u00e9 montre que les \u00eatres humains tirent rarement les le\u00e7ons de l'histoire. Si je me permets d'exprimer un souhait, c'est que le souci de la pr\u00e9servation de l'esp\u00e8ce humaine sur cette plan\u00e8te, qui semble \u00eatre une exception unique dans le cosmos, reprenne sa place dans les pr\u00e9occupations des populations et des dirigeants des communaut\u00e9s humaines. Cela suppose que le monde de demain soit un monde o\u00f9 la solidarit\u00e9 et la coop\u00e9ration l'emportent sur la comp\u00e9tition de tous contre tous. Un monde d\u00e9pourvu de l'exploitation de l'homme par l'homme mais anim\u00e9 par la soif de rencontre entre des femmes et des hommes d'\u00e9gale dignit\u00e9. Un monde o\u00f9 tous les pays respectent enfin la D\u00e9claration universelle des droits de l'homme, et ne l'interpr\u00e8tent plus \u00e0 g\u00e9om\u00e9trie variable et au gr\u00e9 de leurs int\u00e9r\u00eats contradictoires. Un monde de paix, d'harmonie et d'amour. Une utopie na\u00efve ? Sans doute. Mais seuls les na\u00effs et les utopistes changent le monde. Les cyniques et les r\u00e9alistes ne le peuvent pas, parce qu'ils n'y croient pas.<\/p>\n<h3 class=\"spip\">\u00cates-vous optimiste quant \u00e0 l'avenir du continent africain ?<\/h3>\n<p>Poser cette question, c'est se pr\u00e9occuper de l'avenir, ce qui est tr\u00e8s important aujourd'hui en Afrique. Je me souviens de la r\u00e9action d'une connaissance devant laquelle je me r\u00e9jouissais que l'Union africaine ait enfin r\u00e9ussi \u00e0 formuler une vision pour le continent avec l'Agenda 2063 \"L'Afrique que nous voulons\" : \"Ces gens de l'Union africaine en ont d\u00e9j\u00e0 fini avec nos probl\u00e8mes quotidiens et planifient pour nous un si\u00e8cle plus tard ? C'est un signe de leur inefficacit\u00e9, un signe de leur incomp\u00e9tence\".\u00a0<strong>Consid\u00e9rer la r\u00e9f\u00e9rence au futur et au long terme comme un signe d'incomp\u00e9tence montre l'immensit\u00e9 du viol de l'imaginaire subi par les Africains.<\/strong>, to quote the Malian sociologist Aminata Traor\u00e9.<br class=\"autobr\" \/>Penser juste. Depuis les ann\u00e9es d'ajustement structurel, la plupart des Etats africains ont \u00e9t\u00e9 avertis de ne penser qu'\u00e0 court terme, en fonction de l'exercice budg\u00e9taire, voire \u00e0 tr\u00e8s court terme, en fonction des r\u00e9unions trimestrielles avec les \u00e9quipes du FMI et de la Banque mondiale<br class=\"autobr\" \/>Sortir de la dictature du court terme pour revenir au long terme, celui des transformations structurelles, est la question de l'heure pour ceux qui partagent le point de vue selon lequel \"<strong>on ne d\u00e9veloppe pas les gens, les gens se d\u00e9veloppent eux-m\u00eames<\/strong>&#8220;.<br class=\"autobr\" \/>Mais sans un projet \u00e0 long terme, envisageant l'avenir pour au moins trois g\u00e9n\u00e9rations, aucun d\u00e9veloppement humain durable ne peut \u00eatre envisag\u00e9. Trois g\u00e9n\u00e9rations, c'est l'horizon du si\u00e8cle. A cet horizon, selon les projections d\u00e9mographiques, l'Afrique sera le premier foyer humain du monde, avec pr\u00e8s de 40% de la population mondiale, qui sera alors proche de 9 milliards d'habitants selon toute vraisemblance et sauf catastrophe. D'ici 2050, la majorit\u00e9 des jeunes de moins de 18 ans dans le monde seront africains et leur part dans la population mondiale continuera de cro\u00eetre. Selon les experts de la FAO, l'Afrique disposera encore de 60 % de terres arables saines pour l'agriculture et constituera le deuxi\u00e8me bassin d'eau douce du monde, ainsi que le deuxi\u00e8me plus grand r\u00e9servoir de biodiversit\u00e9 - la deuxi\u00e8me plus grande pharmacie naturelle du monde. L'Afrique restera le principal r\u00e9servoir mondial de min\u00e9raux, dont certains sont essentiels pour toute une s\u00e9rie d'industries strat\u00e9giques. En d'autres termes, qu'il s'agisse de richesses naturelles ou humaines, l'avenir de l'Afrique est prometteur.<br class=\"autobr\" \/>Comment transformer ce potentiel en r\u00e9alit\u00e9 pour assurer l'am\u00e9lioration continue de la vie des Africains et des autres habitants de la plan\u00e8te, et quelles trajectoires d\u00e9finir pour y parvenir ? Tel est le d\u00e9fi.<br class=\"autobr\" \/>Pour ce faire, les Africains doivent d\u00e8s \u00e0 pr\u00e9sent commencer \u00e0 se donner une plus grande marge de man\u0153uvre pour exploiter leurs richesses naturelles et humaines au profit de leurs populations<br class=\"autobr\" \/>Pour ce faire, ils doivent r\u00e9interroger les institutions qu'ils se sont donn\u00e9es pour g\u00e9rer leur vie collective. Je pense que la vision de Kwame Nkrumah, premier pr\u00e9sident du Ghana, reste la seule qui puisse redonner aux Africains le contr\u00f4le de leur avenir. L'Afrique doit s'unir au sein des \u00c9tats-Unis d'Afrique pour que les Africains puissent vivre libres et \u00e9gaux dans le monde de demain. Il n'y a pas d'avenir dans ce monde pour les micro-\u00c9tats africains h\u00e9rit\u00e9s de la colonisation, qui continuent \u00e0 handicaper les Africains dans leur vie quotidienne et \u00e0 limiter l'horizon de leur projection.<br class=\"autobr\" \/>L'Afrique doit \u00e9galement \u00eatre porteuse des valeurs de solidarit\u00e9 et de partage pour donner naissance \u00e0 un monde \u00e0 l'origine d'un nouvel humanisme, qui respecte avant tout l'harmonie de l'esp\u00e8ce humaine avec les autres esp\u00e8ces vivantes dans un \u00e9quilibre \u00e9cologique respectueux de la biodiversit\u00e9 et des exigences du d\u00e9veloppement durable.<br class=\"autobr\" \/>L'Afrique est la mieux plac\u00e9e pour amorcer cette bifurcation, car elle est actuellement la r\u00e9gion la moins ancr\u00e9e dans l'\u00e9conomie fond\u00e9e sur les combustibles fossiles bon march\u00e9 et les emprunts et rejets inconsid\u00e9r\u00e9s dans la nature. J'aimerais beaucoup que la conscience d'appartenir \u00e0 un peuple qui aura une grande responsabilit\u00e9 dans le destin de l'humanit\u00e9 soit mieux partag\u00e9e entre les Africains. Il est temps que les Africains prennent la mesure de ce qu'ils sont dans ce monde, de ce qu'ils doivent apporter pour que le monde de demain soit meilleur. Mais pour cela, le d\u00e9passement des \u00c9tats h\u00e9rit\u00e9s de la colonisation doit \u00eatre une priorit\u00e9 politique majeure pour le continent. Les populations et les \u00e9lites du continent y sont-elles pr\u00eates ? Ou veulent-elles continuer \u00e0 accepter la servitude volontaire \u00e0 vie ?<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.knowledge-uclga.org\/spip.php?page=spipdf&amp;spipdf=spipdf_art&amp;id_article=2316&amp;nom_fichier=article_2316\">T\u00e9l\u00e9chargez la page au format PDF<\/a><\/p>\n\t<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n\n\t\t\t<\/div> \n\t\t<\/div>\n\t<\/div> \n<\/div><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Boost the economy of African local and regional governments To deal with the Coronavirus, 42 African countries have opted for total or partial containment. 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